dimanche 9 décembre 2012

Toute la vérité.


Cela est bien connu, des pensionnats autochtones institués par les blancs opérèrent durant cent-vingt ans au Canada. Leur but qui n'avait rien à voir avec les pensionnats traditionnels pour enfants blancs orphelins, fut de "civiliser" les autochtones.

Bon mal an de 1870 à 1990, 150,000 enfants autochtones, d'un océan à l'autre, furent soustraits à leurs familles pour être placés dans ces pensionnats où ils ont subi des sévices de toutes sortes: corporels, psychologiques, sexuels. Pire et probablement peu su de la population en général est le fait que dans certains de ces établissements, la mortalité des pensionnaires fut de 50%. Une pareille situation exige que la toute la lumière soit faite et que l'on répare, s'il y a lieu, les torts causés aux premières nations.

L'Église catholique, qui a tenu ses pensionnats avec l'adhésion du gouvernement fédéral sont responsables de cette situation inacceptable et troublante. Une commission d'enquête instituée par le gouvernement est présentement au travail pour aller au fond des choses. Mais la commission a beaucoup de difficultés à obtenir les documents requis pour mener à bien son enquête et doit recourir aux tribunaux afin d'obliger le gouvernement à les lui fournir.

Pour ce dossier, comme pour bien d'autres, pensons à celui de l'achat par le Canada des chasseurs F35, le gouvernement conservateur de Stéphan Harper demeure semblable à lui-même: caviardeur et réticent à la découverte de la vérité.

Gérard Audet, Chicoutimi.

vendredi 7 décembre 2012

La cupidité de la Banque Nationale


Dans l'économie capitaliste, parmi les raisons qui motivent une compagnie à licencier du monde, la principale est la baisse ou pire l'absence de profit. Un récent article de la Presse Canadienne que j'ai lu deux fois plutôt qu'une, m'a carrément jeté en bas de ma chaise.

On y indique que la Banque Nationale a déclaré des profits nets de 351 millions de dollars, seulement qu'à son quatrième trimestre. Une augmentation de 20%, 292 millions, par rapport au trimestre précédant. Mais le plus renversant est d'apprendre, dans le même article, que toujours au cours de cet automne, l'institution a licencié 300 de ses employés afin d'économiser 30 millions par année. La cupidité de cette entreprise n'a pas de limite.

Comment la Banque Nationale peut-elle oser faire des économies en licenciant ses employés, alors qu'en même temps, elle déclare des profits faramineux? Les seules explications qui me viennent à l'esprit pour justifier une décision aussi odieuse sont: que toutes les raisons sont bonnes pour augmenter les profits et que le contexte de crise financière qui prévaut accorde tous les droits aux banquiers; même les plus indécents.

David Falardeau, Chicoutimi.

mercredi 5 décembre 2012

Gérer la hausse de cinq degrés.


                    
Montée dangereuse et réchauffement des océans (l'ouragan Sandy sur New York: un premier signe), avancée des déserts et sécheresses, vagues de chaleur extrême, réduction des réserves mondiales de nourriture, pénurie d'eau potable, dégradation de la biodiversité, disparition d'écosystèmes (se rappeler quand viendra, pour les décideurs, le temps de choisir entre la protection du caribou et l'exploitation des forêts nordiques). Voilà ce qui nous attend, terriens, si nous refusons toujours de reconnaitre l'inéluctable catastrophe qui se déroule lentement mais surement devant nous.

Après Rio, Montréal, Kyoto, Copenhague, les scientifiques réunis sous l'égide de l'ONU, cette semaine à Doha, nous avertissent qu'un point de non retour est atteint en matière de réchauffement climatique. Prévenir la hausse des températures de la terre est désormais remplacé par sa gestion. On parle d'une hausse de 4 à 6 degrés d'ici cinquante ans. Sans oublier que déjà, des prévisions émises dans des études scientifiques sérieuses se sont, non seulement concrétisées, mais ont été dépassées. Ces projections sont basées sur des taux de croissance économique en Chine et aux Indes, deux pays qui utilisent la plus sale des énergies fossiles: le charbon. Ces deux pays, qui à eux seuls constituent plus du tier de la population mondiale, n'accepteront pas de plein grès de se convertir aux énergies renouvelables peu polluantes. Encouragés qu'ils sont par des pays comme le Canada, délinquant reconnu mondialement en matière de lutte aux changements climatiques, qui ouvre, sans condition, sa frontière aux investissements et aux produits de l'Empire du milieu. Pour les tenants d'une économie débridée, ils sont nombreux et puissants, il n'y a pas de moment propice pour imposer des contraintes économiques visant une meilleure protection de l'environnement.

En subventionant à grands frais l'industrie des sables bitumineux, Stephan Harper manifeste sa foi envers les énergies sales pour développer l'économie canadienne. Mille millards par année, dont 1,3 milliard chez nous, sont versés par divers gouvernements pour l'exploitation et la consommation des combustibles fossiles, selon l'Agence internationale de l'énergie. Toujours selon cet organisme, une réduction de moitié de cette subvention contribuerait à réduire de 6%, annuellement, les émissions de CO2 dans l'atmosphère. En 2011, les émissions de CO2 étaient supérieures de 54% à celles de 1990. Les 500 milliards ainsi économisés pourraient servir à développer davantage les énergies renouvelables. Selon l'Institut Pembina, seulement qu'au Canada, les fonds publics dédiés aux industries de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz) créent 2300 emplois, alors que ce sont près de 20 mille emplois pouvant être crées en développant les énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse, etc).

Cela démontre bien qu'il est possible aux élus de prendre des décisions qui n'opposent pas économie et développement durable. Mais, on peut, aussi, continuer à faire l'autruche comme si de rien n'était et s'en remettre aux prétentions de "dénieurs" voulant que le réchauffement climatique est un phénomène inévitable causé par une activité solaire cyclique sur des millénaires. Assurer sa sécurité intérieure en croyant que la planète terre a déjà connu un Groenland vert. Et le comble, nier que l'activité humaine a quelque chose à voir avec les faramineuses tonnes de dioyde de carbone (CO2) éjectées dans l'atmosphère.

Marcel Lapointe, Jonquière.

mardi 4 décembre 2012

Aucune surprise.



                            Aucune surprise.

À voir la façon avec laquelle Pauline Marois a manoeuvré dans le dossier de l'amphithéâtre de Québec en 2011, que pouvions-nous espérer d'autre qu'une marque exagérée de déférence envers  lobby de la production à tout pris d'hydro-électricité, sur le projet de minicentrale à Val-Jalbert?

En page couverture du Quotidien d'aujourd'hui, concernant le débat sur ce projet, plus que "questionnable", compte du contexte de surplus d'électricité chez Hydro-Québec, on peut lire: "Marois tasse les écolos". À mon avis, ce que le journal aurait dû écrire c'est: "Après avoir tassé Daniel Breton comme ministre du Développement durable et de l'Environnement, Marois tasse les écolos.

Les élus continuent, quel que soit le palier de gouvernement, à prévilégier même des décisions économiques irrationnelles au détriment de la lutte aux changements climatiques.

Félicien Normandin, Métabetchouan-Lac-à-La-Croix.

lundi 3 décembre 2012

Ouiatchouan, la vierge.


Pour accuser comme il le fait Richard Desjardins d'être responsable de la crise forestière québécoise, il faut que le chroniqueur du Quotidien, Bertrand Tremblay, évolue dans un univers parallèle au nôtre. Un univers épargné de la crise économique que nos connaissons.

 Redonner sa virginité à la Ouiatchouan! Mais, monsieur Tremblay, ce n'est pas de cela dont il s'agit. Parce que, présentement, cette impressionante et majestueuse rivière est vierge. Justement, c'est contre la perte de sa virginité échafaudée par la Société de l'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean que les opposants luttent contre un projet d'une minicentrale hydro-électrique en son sein.

Et le comble, dans votre chronique au Quotidien du 3 décembre dernier, vous accusez de désinformation l'organisme écologique, Fondation Rivières. Or, vous-même ne dites pas un traître mot sur le fait qu'Hydro-Québec achetera à la Société de l'énergie du Lac le kilowatt/heure à 10 cents l'unité pour le revendre à cinq cents. Que par conséquent, ce projet constitue une subvention déguisée à une collectivité précise à partir des taxes de tout les Québécois.

Faites preuve de plus d'objectivité et d'honnêteté intellectuelle, monsieur Tremblay. Si vous voulez débattre de la question, mettez tous les éléments du débat dans la balance.

Élisabeth Proulx, Lac-Saint-Jean-Est.

dimanche 2 décembre 2012

Mauvais amalgame


Lettre à l'éditeur du Quotidien.

En page trente de l'édition du Quotidien du premier décembre, vous utilisez la photo d'une femme voilée, au demeurant très minoritaire au Québec, pour appuyer un article qui parle des difficultés pour les minorités visibles, parmi les immigrants, de trouver du travail au Québec. Un phénomène plus important ici qu'ailleurs au Canada révèle également la nouvelle.

Je ne suis pas dupe. L'amalgame que vous faites entre le contenu de l'article et la photo est sournois et pernicieux. Il suggère que le sous-emploi chez les immigrants est dû à leur résistance à s'intégrer à la société québécoise, alors que cette situation est loin d'être démontrée. Les faits nous indiquent le contraire; à tout le moins, ici, au Saguenay-Lac-Jean. Mais les médias, on ne le sait que trop bien, aiment bien mettre en exergue des cas particuliers pour des raisons de tirage. Le sous-emploi chez les immigrants est, en partie, causé par ce genre d'attitude de votre part. Parce cela encourage la xénophobie et les préjugés chez des gens comme le maire Tremblay de Saguenay dont je me souviens encore top bien la désolante sortie envers Djemilia Benhabib, une Algérienne d'origine.

Les nouveaux arrivants sont pourtant des citoyens canadiens à part entière. Des citoyens auxquels nous aurons, que nous le voulions ou non, de plus en plus recours dans le futur, pour assurer notre développement socio-économique. Le faible taux de natalité chez les Québécois de souche ne nous laisse plus le choix.

 Votre geste constitue, à mon sens, un accroc à l'éthique journalistique.

Stéfanie Brassard-Lapointe, Jonquière.

samedi 1 décembre 2012

Un meilleur investissement.


Visiblement, le maire de Saguenay ne croit pas du tout aux principes pourtant évidents voulant qu'il vaut mieux prévenir que guérir et que la prévention ne peut que faire diminuer les coûts de santé publique.

Les dépenses pour absences-maladie de toute sortes des employés de la ville représentent des montants annuels exorbitants payés à même les taxes des contribuables. La moitié du budget de la province, 31 milliards, est consommé par le ministère de la Santé. Seulement à Saguenay, cela représente des dizaines de millions par année. Jean Tremblay refuse d'investir l'argent des contribuables pour aider les employés de sa ville à être en meilleure condition physique.

Cependant, il ne se gêne pas pour dépenser ce même argent visant des projets aussi farfelus que "glamours", comme l'érection du nom de Saguenay en lettres géantes dans le paysage de La Baie, soi-disant pour mieux faire connaitre sa ville à l'étranger. Les apparences au détriment de l'essentiel.

Ce qui donne à penser que le premier magistrat est plus préoccupé par sa réélection dans un an que par la qualité de vie de ses concitoyens.

Odette Chicoine, Chicoutimi.