vendredi 21 décembre 2012

La politique de l'absurde.


Malgré des surplus d'électricité estimés par Hydro-Québec à 35 milliards de kilowattheures d'ici 2227, le gouvernement du Québec s'apprête, selon toute vraisemblance, à donner son feu vert pour la construction d'une minicentrale hydroélectrique à Val-Jalbert. Et ce qui n'est pas une mince affaire, ce un projet va défigurer, à jamais, ce site patrimonial connu dans le monde entier. Cela défie l'entendement.

Ce qui est, également, incompréhensible, c'est que pour justifier son accord avec une telle entreprise, le gouvernement du Québec, par l'entremise de sa ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, avancait comme motif de sa décision, hier dans un quotidien, que le précédent gouvernement de Jean Charest l'avait déjà autorisée? Mais, c'est ridicule comme raison, quand on sait que le gouvernement Marois, lui-même, a fait une croix sur les 59 millions garantis par les libéraux, en 2011, pour supporter la relance de la mine d'amiante Jeffreys à Thedford-Mines.

Une absence manifeste de logique? Un calcul politique? Ou les deux en même temps?

 Édith Proulx-Normandin, Métabetchouan-Lac-à-La-Croix.

Un maire peu logique.


En réaction au dernier mot-dit du maire, Jean Tremblay, signé par Pierre Demers sur LBR, je suis surpris d'aperçevoir une des photos "promotionnelles¨ de sa campagne électorale, celle du haut, à droite. Je constate, avec un certain étonnement, qu'il s'agit bien de la Place Nikitoutagan, située sur les bords de la rivière aux sables.

 Ce beau parc, où nous pouvons aller passer du bon temps durant nos heures de loisirs, lors des pauses-dîner, ou simplement pour y musarder un peu, fut remis à neuf à grands frais suite au déluge de 1996. Cela fait environ 15 ans. Mais, ce site récréotouristique qui, avec raison, mérite qu'on le publicise à la grandeur de Jonquière, comme lieu rassembleur, de ressourcement, etc. sera rasé pour faire place à une autre... Place du citoyen, comme à Chicoutimi. Décision prise sans consultation et annoncée, il y a peu de temps, par le maire Tremblay, lui-même.

Vanter un site puis le faire disparaitre. Est-ce bien cela que l'on appelle, avoir de la suite dans les idées? La question est lancée. En attendant, ce sont les Jonquièrois qui vont se payer cette incohérence à même leur compte de taxes. Compte de taxes qui, selon le dernier budget déposé, hier par le maire, augmentera de près de 2%.

 Jean Tremblay, un habile politicien diront certains, comme je l'ai lu, récemment, dans un éditorial du journal Le Quotidien. Possible, mais cela démontre, en même temps, qu'habileté politique et logique ne vont pas nécessairement de paire.

Marcel Lapointe, Jonquière.

jeudi 20 décembre 2012

Le culte de l'individu.


Lettre aux désabusés, les cyniques, les mécréants.

               L'i     L'impression que l'on peut avoir, surtout si nous sommes des acteurs éloignés ou encore de simples spectateurs de la scène politique à Saguenay, c'est qu'il n'y a rien à faire. Que Jean Tremblay, notre maire, restera boulonné sur son trône tant que cela plaira, à lui, ou à sa garde rapprochée.
              
              No     Nous  craignons le mythe de Sisyphe convaincus que la côte est trop abrupte à gravir et nous acceptons, de ce fait, avec résignation, que la ville continue d'être gérée comme une compagnie; avec son pdg, la caste économico-financière qui l'entoure et prend soin de la caisse (notre argent), un conseil d'administration (le conseil municipal) qui entérine, sans mot-dire, les décisions venues du saint des saints, et les actionnaires que sont les contribuables, qui vont s'exprimer aux quatre ans, mais de façon très minoritaire. En passant, pour celles et ceux qui l'ignorent toujours, les prochaines élections municipales à Saguenay auront lieu, le 3 novembre 2013. Certains citoyens dont moi, n'acceptent plus une pareille gouvernance municipale à Saguenay, bien que ce ne soit, à l'évidence, pas le cas pour une majorité de Saguenéens. Je me fais dire régulièrement de la part de concitoyens: ''Mais je trouve que nous avons un bon maire à Saguenay et je ne vois pas pourquoi il faudrait le changer''. Après lui, le déluge!

                       Jean Tremblay, depuis qu'il est maire, a érigé en système, le culte de l'individu. Pour empêcher qu'une véritable solidarité s'établisse et s'oppose à son administration, Il a misé sur notre isolement, notre individualisme en s'adressant, par exemple, à nous par le truchement de médias qu'il s'assure de parfaitement contrôler pour nous laver le cerveau. 1984, de Georges Owell, cela vous dit quelque chose?

              B       Bien sûr, ce qu'il nous faudrait pour exciter la fibre politique des gens, c'est qu'un scandale style lavallois, Saint-Rémi ou Mascouche surgisse. Cela en réveillerait un grand nombre, mais qui, au demeurant, partiraient sans préparation dans toutes les directions, comme des poules étêtées. Si vous croyez que gouvernance démocratique et transparente peuvent aller de paire avec gestion dans une perspective de développement durable, je vous suggère humblement de vous regrouper avec des citoyens qui, comme vous, pensent que les choses peuvent changer à Saguenay. Il y a quand même 12 mille personnes qui ont voté contre Jean Tremblay aux dernières élections. Voilà une masse critique non négligeable, sur laquelle il faudrait tabler pour bâtir un mouvement d'opposition à l'Hôtel de de ville.

              Les citoyens qui s'opposent au maire Tremblay ont une lecture commune du bilan de son administration et ne demandent pas mieux que d'en débattre, de la confronter avec d'autres opinions. Mais comment se fait-il, par exemple, qu'à l'aube de la campagne électorale, un poste de radio ouvre toutes grandes ses portes au premier magistrat pour qu'il abreuve de ses idées et ses projets ses concitoyens, sans offrir une contre-partie à l'opposition? Certains sujets, qui préoccupent les citoyens plus ou moins sensibilisés à ce qui se passe dans notre municipalité, pourraient être très intéressants à débattre.



               P       Par exemple, toute la gestion de Promotion Saguenay, cette entité créée par la caste du maire qui utilise notre argent, mais qui ne rend de compte qu'à son CA. Présentement, sur ce dossier, tout ce qui nous est possible de faire est d'utiliser la période de questions au conseil municipal pour faire parler le maire. Pour lui faire affirmer, devant les caméras et les journalistes et les quelques citoyens présents, que ce qui se passe entre les murs de Promotion Saguenay, ça ne regarde que quelques individus. Que ce ne sont pas les affaires des citoyens, même si c'est leur argent qui est en cause. Savez-vous de qui se compose le CA à Promotion Saguenay? Que de gens d'affaires aux compétences indéniables, nous a dit Jean Tremblay, lors du dernier conseil municipal. Absents:les représentants syndicaux, les organismes socioéconomiques, des représentants de la société civile.
           
              C       Concernant la corruption et collusion qui gangrènent, au Québec, nos instutions, l'administration de Jean Tremblay a, jusqu'à maintenant, montré pattes blanches. Mais, comment ne pas entretenir une certaine méfiance, quand jour après jour depuis des mois, nous sommes les témoins cois du débusquage de coquins de toutes sortes.

               Marcel Lapointe, Équipe du Renouveau Démocratique à Saguenay, 2119 Dubu

Encore plus de charbon.


Celles et ceux qui, comme moi, croyaient que l'utilisation du charbon comme source d'énergie était en régression dans le monde, se trompent. Son usage est en plein essor sur la planète, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). À titre démonstratif, pour des raisons économiques, on prévoit construire 1200 nouvelles centrales au charbon à travers dans le monde dans un futur proche. Seulement en Inde et en Chine: 455 et 355 respectivement. Pour quelqu'un, comme moi qui, dans une persepective de développement durable, croit aux énergies non polluantes comme l'éolien, l'hydroélectricité, les algocarburants, c'est vraiment décourageant d'apprendre, que le charbon, source d'énergie fossile la plus polluante et qui représente déjà 28% de toute l'énergie consommée dans le monde va, bientôt, remplacer le pétrole comme première source d'énergie mondiale. Encore aux dires de l'AEI.

La Chine et l'Inde, présentement, les plus gros consommateurs de charbon sur la planète, ont fait connaitre à Dohu au Quatar où s'est tenue la dernière conférence sur l'environnement, leur refus de se voir imposer des normes trop strictes au motif de ne pas nuire à leur croissance économique. Si encore, nous Québécois, pouvions être rassurés par la distance géographique qui nous sépare de ces deux gros pollueurs? Mais non! Après les Chinois, les plus grands utilisateurs de charbon sont nos voisins du sud, les Américains. Encore selon l'AIE, bien que les États-Unis aient commencé à réduire leur consommation de charbon, ils le remplacent par une autre source fossile, le gaz de schiste américain qui, plusieurs études le soulignent, peut émettre autant de gaz à effet de serre que le charbon.

Y-a-il encore du monde pour croire en tous ces grands messes hypocrites réunissant les dirigeants de la planète: conférences internationales sur le réchauffement, G20, G8 et quoi d'autres?

Marcel Lapointe, Jonquière.


dimanche 16 décembre 2012

Urgence d'un registre québécois.


Une nouvelle parue dans un quotidien, en fin de semaine, souligne que le dernier sondage Crop montre que la cote de popularité du  gouvernement conservateur de Stephan Harper diminue sans cesse au Québec. 62% des Québécois sont insatisfaits de la gouvernance à Ottawa et si des élections avaient lieu présentement, 13% seulement des Québécois voteraient conservateur; un creux historique.

Une des principales raisons de cet état de fait est que les Québécois reprochent au gouvernement Harper d'avoir aboli le registre des armes à feu. Pire, d'avoir mis les bois dans les roues du gouvernement québécois qui veut constituer son propre registre, en refusant de lui transmettre les données du défunt registre fédéral concernant la province de Québec.

Maintenant, la question qui tue: qu'en serait-il de la cote popularité du gouvernement Harper au Québec, si un nouveau sondage avait lieu demain? Connaissant le dernier massacre américain d'un tueur fou dans le Connecticut, où vingt enfants d'une école primaire ont perdu la vie. Poser la question c'est y répondre.

Élisabeth Proulx, Métabetchouan-Lac-à-La-Croix.


jeudi 13 décembre 2012

Quand consommation rime avec dérapage.


Je veux réagir à ces articles parus dans le Quotidien d'hier au sujet de l'intrusion dans une école primaire de Saguenay de ces troublants lutins de Noël à 50 dollars/pièce.

La période des fêtes est propice à toutes sortes de dérapages et d'abus de consommation. Or, quand cela survient dans une maison d'éducation, il y a lieu de questionner la chose. De quoi s'agit-il? Des professionnels de l'éducation de la Commission scolaire de la Jonquière ont invité à leur école, la Sainte-Bernadette, un vendeur pour y faire la promotion de ses lutins de Noël auprès des enfants. Évidemment, ce dernier s'est bien défendu de vouloir en vendre, mais il ne peut ignorer que l'insistance d'un enfant pour obtenir le jouet convoité sera toujours le meilleur moyen pour forcer la main du parent. Ce n'est pas pour rien qu'au Québec, depuis plus de 30 ans, la publicité sur les jouets est interdite durant les heures de diffusion d'émission pour enfants. Faudra-t-il aussi qu'une loi soit promulguée pour interdire la présence de "vendeurs du temple" dans nos écoles?

Questions subsidiaires: seront-ce ces mêmes enseignants(ES) qui iront se plaindre à leur direction d'école du peu d'autonomie qu'elle leur accorde quand cette dernière exigera d'être tenue au courant de la moindre initiative qu'ils voudront mettre de l'avant? Comment des personnes formées pour éduquer nos enfants et supposées, de ce fait, leur tranmettre non seulement des connaissances mais aussi des valeurs, ont-ils pu se laisser convaincre aussi facilement d'embarquer dans une entreprise aussi frivole que mercatile?

J'ose croire que ces personnes, au jugement approximatif, sont minoritaires dans nos écoles et qu'elles vont laisser, définitivement, à la maison ce pernicieux reflexe "d'outre-consommateurs" insatiables. Et tant qu'à y être, si ce n'est pas déjà le cas, il y aurait lieu d'ajouter au curriculum universitaire des futurs(ES) enseignants(ES), un cours d'éthique profesionnelle.

Odette Chicoine, Chicoutim

mercredi 12 décembre 2012

Progrès de l'humanité.


        
Partout dans le monde, en particulier au Moyen-Orient, les dictatures se font, se défont pour se refaire de plus belle en prenant, simplement, des visages différents. L'étalement croissant de régimes autoritaires, comme en Russie et Chine, pour ne nommer que ceux-là, est à la démocratie, aux droits et aux libertés, ce que les gaz à effets de serre sont à l'environnement. Deux plaies qui progressent inexorablement malgré le... progrès, sans que l'homme réussisse à les éliminer; à tout le moins, les juguler.

Dans le dernier quart du vingtième siècle, le peuple iranien, désireux d'en finir avec la tyranie laïque du chah, Mohammad Reza, a porté au pouvoir le non moins tiranique régime théocratique des ayatollahs. En 2012, les théocrates détiennent toujours le pouvoir de vie ou de mort sur les Iraniens; particulièrement sur les Iraniennes. L'an dernier, en Tunisie, c'est le régime dictatorial laïque de Ben Ali que le peuple fit voler en éclats pour le remplacer par un gouvernement supposé instaurer enfin... la démocratie. Les Tunisiens continuent toujours à se bercer d'illusions face à des élus composés principalement d'islamistes radicaux. Quelques mois plus tard, les Égyptiens enhardis par la révolution tunisienne, ont montré, à leur tour, la porte au raïs Hosni Moubarrak, qui, durant plus de trois de décennies, imposa à son peuple une dictature, laïque elle aussi. Cependant, les Égyptiens l'ont remplacé par un membre de la confrérie extrémiste des frères musulmans, Mohammad Morsi qui va, le 15 décembre prochain, à moins d'un revirement populaire peu probable, réussir à imposer son projet d'une nouvelle constitution. Une constitution basée sur la Charia, cette loi islamique appliquée, on le sait, en Arabie Saoudite, qui prive, entre autres, les femmes de leurs droits les plus fondamentaux; comme celui de circuler dans la rue à visage découvert.

Face à de pareilles manifestations de recul de la démocratie dans le monde, il est difficile d'adhérer aux croyances et aux thèses d'optimistes de tout acabit voulant que l'humanité progresse.

Marcel Lapointe, Jonquière.