vendredi 13 septembre 2013

Lunettes roses pour le titre seulement.


"Coûts pour se loger, Saguenay fait bonne figure".

C'est le titre d'un article paru hier dans le Quotidien de Saguenay. Mais après lecture de l'article du journaliste, Pascal Girard, même s'il nous apprend qu'ici seulement 19% des habitants paient plus que le seuil prescrit (30% du revenu) pour se loger, on apprend également aux dires de Sonia Côté, la coordonnatrice de Loge M'entraide, que la situation n'est pas si rose qu'indiquée par le titre de l'article.

Selon madame Côté, la situation à Saguenay en matière de coûts pour se loger ne s'est pas améliorée depuis 2006, alors que l'administration actuelle de Saguenay se targue d'être très à l'écoute de sa population affectée par la pauvreté. Comme quoi devant une nouvelle journalistique au titre optimiste et racoleur, il faut faire attention, se garder une petite gêne sinon, ensuite c'est la perception, le préjugé qui guident nos choix électoraux.

Face au problème des coûts de logement chez les plus démunis, on peut s'attendre à ce que l'Équipe Paul Grimard (ERD) agisse autrement que ce que fait l'administration actuelle. Et cela pas juste pour les élections, mais encore entre deux campagnes électorales. Comment? Par exemple, en étant à l'écoute des citoyens moins bien nantis pour connaître leurs préoccupations et y donner suite. Cela, en évitant d'afficher un paternalisme menaçant parce qu'ils vont manifester à l'Hôtel de Ville pour revendiquer leur droit à un logement décent.

Marcel Lapointe, Jonquière.

jeudi 12 septembre 2013

Une dette ct'une dette.


L'adage voulant que l'on peut faire dire aux chiffres ce que l'on veut prend tout son sens quand on lit dans le journal, Le Quotidien d'aujourd'hui, la réponse donnée par le conseiller municipal et président du Conseil du trésor actuel, Jean Yves Provencher, quant à l'inquiétude de Paul Grimard, candidat à la mairie de Saguenay, au sujet de la dette de la ville.

Monsieur Provencher aura beau pérorer comme il le fait sur la situation voulant que la dette de Saguenay ne soit pas de 500 millions, qu'elle est sous contrôle et que de ce fait les citoyens n'ont pas d'inquiétude à avoir, il n'en demeure pas moins que beaucoup de citoyens savent bien qu'il faudra la payer un jour: les payeurs de taxes d'aujourd'hui et ceux des générations futures. Et que lorsque les taux d'intérêt vont remonter, ça va nous coûter cher, très cher en remboursement, ce qui va se répercuter sur le compte de taxes.

Les citoyens bien avisés savent aussi que le nombre de payeurs de taxes va en diminuant à Saguenay à cause du vieillissement de notre population et de notre baisse démographique endémique. Pour l'équipe Paul Grimard (ERD) AGIR AUTREMENT, c'est mettre de l'avant des mesures qui vont protéger les générations futures contre l'endettement démesuré en évitant, entre autres, de dépenser inutilement notre argent pour des projets cosmétiques tels, des places du citoyen.

Marcel Lapointe, membre de l'ERD, Jonquière.

Une charte discriminatoire.



          Une charte discriminatoire.   

S'Il n'est pas assuré que le gouvernement du Québec obtiendra une majorité autour de son projet de Charte des valeurs québécoises récemment  soumis au débat, ce qui est sûr, par ailleurs, c'est que beaucoup y trouveront des motifs personnels à ce qu'elle soit, un jour, appliquée.

Je pense, par exemple, à ces élus municipaux de la province souhaitant amalgamer politique et religion qui ont dû lâcher un grand soupir de soulagement en prenant connaissance qu’ils pourront déroger à la loi pour continuer à se signer et à prier avant les séances du Conseil municipal. Comme quoi une Charte des valeurs québécoises peut faire aussi l'affaire de certains intégristes. Pour ces élus qui tiennent à tout prix à protéger leurs gestes religieux, qu'ils estiment nécessaires pour prendre... des décisions...éclairées, les "concocteurs" de la proposition ont prévu un accommodement aux villes qui en feront la demande. Une dérogation de cinq ans obtenue si jamais la Charte des valeurs interdit à ces élus de se signer et prier à la table du Conseil. En prime de surcroît, ils pourront, de lustre en lustre, refaire une demande et obtenir de nouveau le droit de mener leur barque à part.

On dirait bien que les "concocteurs" de la Charte ont pensé précisément à des élus municipaux, comme le maire de Saguenay, Jean Tremblay, qui croient nécessaire d'associer politique municipale et religion. Pouvons-nous au moins espérer qu'avant de prendre une telle décision, si jamais le cas se présente, le maire de Saguenay respectera la population en la consultant? Qu'il ne décidera de régler la question  dans son cabinet, entouré de ses sbires les plus proches?

Gérard Audet, Chicoutimi.

mercredi 11 septembre 2013

Sang de cochon appréhendé.


La Charte des valeurs récemment portée à notre attention par le gouvernement prévoit des dérogations pour tout organisme public qui en fera la demande. Par exemple, une commission scolaire pourra déroger pour un certain nombre d'années à l'interdiction pour ses professeurs de se présenter devant les élèves en portant des signes ostentatoires de quelque confession religieuse que ce soit. Je pense par exemple à cette enseignante, dont une des responsabilités est de transmettre des valeurs, appelée pour faire de la suppléance, vêtue de telle sorte que seuls les visage et  mains sont en contact avec l'air ambiant.

Je me souviens que dans mon enfance j'ai dû subir l'enseignement confessionnel professé par des femmes chez lesquelles seuls les mains et le visage nous étaient apparents: les religieuses, qui nous apprenaient le français, l'arithmétique, la bienséance, etc. bien entendu sous couvert de valeurs religieuses. Cet état de fait, au demeurant, était largement admis dans la société québécoise: du premier ministre à l'ouvrier le plus humble.

Pour le plus grand bien de la majorité, je crois, on a fait table rase sur tout cela. La séparation entre l'État et l'Église catholique suivie de la déconfessionnalisation des écoles publiques du Québec a mis fin à la domination de l'Église sur nos vies. Mais si dans un futur proche la Charte admet le prosélytisme par la porte arrière de nos écoles publiques, cela marquera, à mon sens, un recul pour le vivre ensemble au Québec.

Faudrait-il en attendre une démonstration plutôt qu'agir en amont, bien qu'en région y a pas quoi faire du sang de cochon avec une charte des valeurs?

David Falardeau, Chicoutimi.

dimanche 8 septembre 2013

La saignée endémique.


             

Récemment, j'ai aidé un jeune couple avec un enfant à déménager ses pénates dans une ville à proximité de Montréal, là où les perspectives d'emploi pour des jeunes fraîchement diplômés sont meilleures. Et je ne crois pas me tromper en prétendant que nos trois ex-Saguenéens soient les seuls à avoir été contraints d'agir de la sorte.

Ceci expliquant cela, selon les plus récents chiffres de Statistiques Canada livrés par le journal, Le Quotidien du 7 septembre dernier sous la plume du journaliste, Julien Renaud, le taux de chômage a augmenté à Saguenay. Il est  passé de 7.7% en juillet dernier, à 8.2% au mois d'août. Des mois supposément meilleurs en terme d'emploi. Toujours selon Statistiques Canada, cela représente des pertes d'emplois de l'ordre de 4000. Franchement décourageant. Pendant ce temps, au plan provincial, le chômage a connu une baisse 8.2% à 7.9% selon la même nouvelle.

Mais qu'est-ce que les élus municipaux en place ont fait au cours de leur dernier mandat pour arrêter cette saignée des cerveaux formés ici? Une saignée devenue endémique. Dans leur bilan des quatre dernières années à la tête de la ville, ces élus ont le devoir d'y répondre.

Marcel Lapointe, Jonquière.

vendredi 16 août 2013

Le devoir premier de l'échevin.


                   

Pour résoudre le problème de polution visuelle, sonore et aérienne que fait subir à des résidents de Kénogami, depuis des années, l'entreprise d'excavation Claveau et Fils, le conseiller municipal du secteur, Claude Tremblay, fait des propositions donnant l'impression d'un parti pris pour cette entreprise. En effet, il est plutôt désolant de constater en lisant le journal, Le Quotidien de jeudi, le 15 août dernier, sa façon insignifiante de proposer des solutions à des problèmes environnementaux qui, à mon avis, ne seraient qu'un cataplasme sur une jambe de bois. En vérité, cette entreprise n'est plus à sa place dans ce secteur résidentiel de Kénogami. Dans Saguenay combien y a-t-il de plaies du genre qui dérangent?

Comme les citoyens affectés le proposent, cela devrait faire longtemps que cette entreprise poluante aurait dû, de son propre chef, se relocaliser dans un parc industriel. Comme elle ne semble pas intéressée à déménager, c'est, à mon point de vue, la resposabilité du conseiller municipal du district en question à mettre ses culottes; plutôt que de donner l'impression de se faire le défenseur des écarts à des principes environnementaux de base dont Claveau et Fils est l'auteur.

Par la même occasion, nous pourrions en profiter, pour bien soupeser les capacités de monsieur Tremblay à remplir adéquatement la responsabilité d'élu qu'il sollicitera, encore une fois, le 3 novembre prochain, soit la défense des intérêts des citoyens résidents de son district.

Marcel Audet, Saguenay.  

jeudi 8 août 2013

De la reconnaissance.


Rien ne semble se retrouver au menu de nos Fêtes du 175 ième en ce qui a trait à l'arrivée des Filles du Roy dans la colonie française au début du 17ième siécle. Pourtant l'événement est commémoré aussi cette année au Québec et nous, francophones de souche, sommes concernés. Au moins un clin d'oeil de notre part envers les Fêtes du 350 ième anniversaire soulignant la venue du premier contingent de Filles du Roy en Nouvelle France aurait dû, selon moi, faire partie des convenances. Ne serait-ce que pour nous rappeler que la plupart des Québécois de souche qui peuplent notre région décendent directement de ces quelque huit cent femmes venues s'établir dans la colonie entre 1608 et 1620. Sans ces femmes, surnommées à juste titre "Mères de la nation", celle-ci, encore majoritairement constituée de francophones de souche aujourd'hui, n'existerait même pas. Pour cette raison, les Filles du Roy méritent toute notre reconnaissance.

Élisabeth Proulx, Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.