Si dans les écoles, il y a des conseillers pédagogiques spécialisés en technos depuis belle lurette et que ces technos sont si bien reçues, comment se fait-il que leur intégration dans les cours soit à peu près au point mort?
Ça ne me semble pas comme le suppose l'éditorialiste du Réveil être les fonctionnaires qui souffrent de retard. Certains voudraient qu'on envahisse les classes avec des cellulaires, portables, ipads, iphones alors que l'on a même pas le contrôle du TBI où il s'en trouve. Un spécialiste à l'UQAC parle de baliser leur utilisation, les utiliser de la bonne façon, combiner les relations humaines avec les technos, mais ne propose rien de concret. À mon avis, ce ne sont pas les fonctionnaires à Québec à qui il faudrait reprocher de procrastiner quand j'apprends qu'il y a des conseillers en technos dans les écoles depuis plus de dix ans. Qu'ont-ils fait durant tout ce temps?
Certains pensent que l'intégration des technos dans l'enseignement va faire diminuer le décrochage. Le décrochage n'est pas un phénomène nouveau. Il existait bien avant l'arrivée des cellulaires et autres objets du genre. On propose toutes sortes de moyens artificiels pour faire aimer l'école aux jeunes comme si c'était un divertissement ou de la crème molle. L'école doit être avant tout un lieu de rigueur et les enfants doivent comprendre qu'il y a un temps pour s'amuser et un temps pour travailler sérieusement. C'est la société de consommation véhiculant le message que tout doit être facile aujourd'hui qu'il faut remettre en question.
Mon p'tit doigt me dit que si les conseillers pédagogiques spécialisés sont encore devant rien ou presque en matière d'intégration des technologies à l'enseignement, c'est qu'ils ne savent pas comment faire; que les profs le voient bien et ne sont donc pas intéressés à voir leurs classes toutes chamboulées par des approches pédagogiques qui doivent d'abord faire leurs preuves. Avec, par exemple, des projets pilotes rigoureux, bien structurés et surtout financés adéquatement.
En attendant le prof robot intelligent, vive le tableau noir et la craie.
David Falardeau, Saguenay.
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mercredi 26 octobre 2011
lundi 24 octobre 2011
La lente agonie
Madame Dominique Savard.
Votre éditorial dans le Courrier du Saguenay du 19 octobre dernier m’a scié. Il est rempli de faussetés en plus d’être aussi populiste que les propos de ceux-là mêmes que vous dénoncez.
Vous prétendez que la situation du cégep n’a jamais été revue. Les cégeps ont subi une réforme majeure dans les années 90. La formation générale a été revue de fond en combles. Les heures dévolues aux cours français ont été augmentées de même que l’ajout de cours d’anglais obligatoires. Par la même occasion, les cours de philosophie et d’éducation physique ont été amputés de plusieurs heures. Le programme de sciences pures qui se nomme maintenant sciences de la nature a été complètement revisé. Il en est de même pour d’autres programmes préuniversitaires tels que les sciences humaines.
Vous soutenez aussi que quelques programmes techniques seulement ont été revus, alors que tous les programmes qui sont dispensés au cégep où j’ai travaillé ont été révisés au cours des dernières années. Ces programmes existent dans beaucoup d’autres cégeps. Les révisions de programme sont de niveau provincial. Plusieurs en sont à leur troisième même leur quatrième révision depuis qu’ils existent. Vous dites qu’il faut moderniser l’éducation. Qu’est-ce qu’adapter les programmes techniques à la réalité du monde du travail si ce n’est pas les moderniser ?
En passant, le programme d’aéronautique est un programme provincial, c'est-à-dire que la très grande majorité des futurs pilotes qu’on y forme provient de l’extérieur de la région. C’est l’exception qui œuvre ici au Saguenay-Lac-Saint-Jean après leur formation. Vous avez bien mal choisi votre exemple pour parler de programmes ici qui permettent de contrer l’exode des jeunes.
Vous dites que ceux qui prônent l’abolition des cégeps et des commissions scolaires devront nous dire comment ils entendent les remplacer. Mais, ils l’ont dit. Qu’est-ce que vous voulez qu’ils nous disent de plus? D’ailleurs, vous-même y faites référence : remplacer le collégial par une sixième année au secondaire et une année de plus à l’université; confier les activités du secondaire aux écoles et aux parents en remplacement des commissions scolaires. Au demeurant, du réchauffé.
Les tenants du néolibéralisme comme François Legault veulent faire disparaître les cégeps pour réduire le rôle de l’État. Créer ici deux collèges d’enseignement préuniversitaire et deux autres pour l’enseignement technique, qui ne seraient plus des collèges d’enseignement général et professionnel comme vous le suggérez, ne serait pas économique. Ce ne sont pas les programmes préuniversitaires qui coûtent le plus cher à l’État. Les programmes techniques, à cause notamment des équipements de laboratoires à renouveler et des stages en milieu de travail sont, de loin, plus onéreux à entretenir. En outre, vous prônez sans le savoir, sinon dites-le franchement, le retour à système d’éducation dépassé qui a eu cours au Québec jusque dans les années 60 et que la Commission Parent a fait abolir.
Certains de vos arguments sont racoleurs et démagogues. Je m’explique. Selon vous, des politiciens n’ont pas tout à fait tort de prendre en grippe le monde scolaire; il faut donner un coup de barre à tous les niveaux du cheminement scolaire; les dénigreurs ont raison de dire que les cégeps sont une création purement québécoise; qu’il faut leur resserrer la vis. Salles d’attente et havres de paix en devenir prétendez-vous. Là vous n’êtes pas loin d’utiliser les mêmes préjugés que Legault.
Si notre système d’éducation est dans l’état de délabrement que l’on connaît présentement, c’est à cause des coupes budgétaires en ressources humaines et matérielles de toutes sortes que le gouvernement, obsédé par la décote des sacro-saintes agences de Wall Street, lui fait subir depuis plus de trente ans. Et comme si ce n’était pas suffisant, il en rajoute avec de nouvelles compressions imposées aux cégeps et aux commissions scolaires.
Quand on veut tuer son chien, on prétexte qu’il a la rage.
Marcel Lapointe, Jonquière.
Votre éditorial dans le Courrier du Saguenay du 19 octobre dernier m’a scié. Il est rempli de faussetés en plus d’être aussi populiste que les propos de ceux-là mêmes que vous dénoncez.
Vous prétendez que la situation du cégep n’a jamais été revue. Les cégeps ont subi une réforme majeure dans les années 90. La formation générale a été revue de fond en combles. Les heures dévolues aux cours français ont été augmentées de même que l’ajout de cours d’anglais obligatoires. Par la même occasion, les cours de philosophie et d’éducation physique ont été amputés de plusieurs heures. Le programme de sciences pures qui se nomme maintenant sciences de la nature a été complètement revisé. Il en est de même pour d’autres programmes préuniversitaires tels que les sciences humaines.
Vous soutenez aussi que quelques programmes techniques seulement ont été revus, alors que tous les programmes qui sont dispensés au cégep où j’ai travaillé ont été révisés au cours des dernières années. Ces programmes existent dans beaucoup d’autres cégeps. Les révisions de programme sont de niveau provincial. Plusieurs en sont à leur troisième même leur quatrième révision depuis qu’ils existent. Vous dites qu’il faut moderniser l’éducation. Qu’est-ce qu’adapter les programmes techniques à la réalité du monde du travail si ce n’est pas les moderniser ?
En passant, le programme d’aéronautique est un programme provincial, c'est-à-dire que la très grande majorité des futurs pilotes qu’on y forme provient de l’extérieur de la région. C’est l’exception qui œuvre ici au Saguenay-Lac-Saint-Jean après leur formation. Vous avez bien mal choisi votre exemple pour parler de programmes ici qui permettent de contrer l’exode des jeunes.
Vous dites que ceux qui prônent l’abolition des cégeps et des commissions scolaires devront nous dire comment ils entendent les remplacer. Mais, ils l’ont dit. Qu’est-ce que vous voulez qu’ils nous disent de plus? D’ailleurs, vous-même y faites référence : remplacer le collégial par une sixième année au secondaire et une année de plus à l’université; confier les activités du secondaire aux écoles et aux parents en remplacement des commissions scolaires. Au demeurant, du réchauffé.
Les tenants du néolibéralisme comme François Legault veulent faire disparaître les cégeps pour réduire le rôle de l’État. Créer ici deux collèges d’enseignement préuniversitaire et deux autres pour l’enseignement technique, qui ne seraient plus des collèges d’enseignement général et professionnel comme vous le suggérez, ne serait pas économique. Ce ne sont pas les programmes préuniversitaires qui coûtent le plus cher à l’État. Les programmes techniques, à cause notamment des équipements de laboratoires à renouveler et des stages en milieu de travail sont, de loin, plus onéreux à entretenir. En outre, vous prônez sans le savoir, sinon dites-le franchement, le retour à système d’éducation dépassé qui a eu cours au Québec jusque dans les années 60 et que la Commission Parent a fait abolir.
Certains de vos arguments sont racoleurs et démagogues. Je m’explique. Selon vous, des politiciens n’ont pas tout à fait tort de prendre en grippe le monde scolaire; il faut donner un coup de barre à tous les niveaux du cheminement scolaire; les dénigreurs ont raison de dire que les cégeps sont une création purement québécoise; qu’il faut leur resserrer la vis. Salles d’attente et havres de paix en devenir prétendez-vous. Là vous n’êtes pas loin d’utiliser les mêmes préjugés que Legault.
Si notre système d’éducation est dans l’état de délabrement que l’on connaît présentement, c’est à cause des coupes budgétaires en ressources humaines et matérielles de toutes sortes que le gouvernement, obsédé par la décote des sacro-saintes agences de Wall Street, lui fait subir depuis plus de trente ans. Et comme si ce n’était pas suffisant, il en rajoute avec de nouvelles compressions imposées aux cégeps et aux commissions scolaires.
Quand on veut tuer son chien, on prétexte qu’il a la rage.
Marcel Lapointe, Jonquière.
vendredi 21 octobre 2011
Sur le pont Dubuc
Il m’a fallu lire deux fois plutôt qu’une l’éditorial tiré du Quotidien de François Saint-Gelais intitulé « Artillerie lourde », au sujet de cet ouvrage qui tient encore lieu de passage d’une rive à l’autre du Saguenay : l’archaïque pont Dubuc, affublé d’une tare majeure dès sa construction, il y a 40 ans : la « torticoligène »bretelle d’emprunt originant du boulevard Saguenay. De l’ouvrage fait à moitié. Aux régions, les petits budgets pour les rafistolages de ponts, viaducs et autres ouvrages, les salles de spectacles de deuxième ordre, les bibliothèques dans des locaux désaffectés, la construction d’une autoroute qui n’en finit plus de finir. Aux grands centres, la manne des milliards pour construire des ponts, amphithéâtre, maison d’opéra, des échangeurs neufs.
Début d’éditorial : ‘’Le MTQ a réagi de manière convaincante pour rétablir la confiance du public dans le dossier du pont Dubuc ’’. Plus loin : ‘’La direction régionale du MTQ a clairement dissipé tous les doutes et écarté toutes les rumeurs qui ont circulé au sujet du pont ’’. Ensuite : ‘’Esquisses et schémas à l’appui, le directeur régional du MTQ a confirmé qu’il était impossible d’élargir le pont ’’. Cohérent jusque là. Fin de l’éditorial : ‘’La décision d’investir 22 millions doit avoir été prise à la dernière minute étant donné qu’aucune esquisse, aucun dessin montrant l’envergure des travaux, et la nouvelle configuration n’était pas disponible ’’. Y a-t-il des esquisses ou non? Plutôt confus et loin d’être convaincant pour la suite des événements.
Nous sommes encore prêts à nous soumettre aux dictats du gouvernement, en même temps que l’on nous rabâche dans les médias que nous ne recevons pas notre juste part des budgets des gouvernements supérieurs concernant notamment les ressources naturelles, la culture, les services sociaux. Que Montréal reçoit plus que sa part
grâce à l’influence d’un puissant lobby domicilié sur le Plateau Mont-Royal.
Make up your mind !
Blandine Lapointe-Brassard, Saguenay.
Début d’éditorial : ‘’Le MTQ a réagi de manière convaincante pour rétablir la confiance du public dans le dossier du pont Dubuc ’’. Plus loin : ‘’La direction régionale du MTQ a clairement dissipé tous les doutes et écarté toutes les rumeurs qui ont circulé au sujet du pont ’’. Ensuite : ‘’Esquisses et schémas à l’appui, le directeur régional du MTQ a confirmé qu’il était impossible d’élargir le pont ’’. Cohérent jusque là. Fin de l’éditorial : ‘’La décision d’investir 22 millions doit avoir été prise à la dernière minute étant donné qu’aucune esquisse, aucun dessin montrant l’envergure des travaux, et la nouvelle configuration n’était pas disponible ’’. Y a-t-il des esquisses ou non? Plutôt confus et loin d’être convaincant pour la suite des événements.
Nous sommes encore prêts à nous soumettre aux dictats du gouvernement, en même temps que l’on nous rabâche dans les médias que nous ne recevons pas notre juste part des budgets des gouvernements supérieurs concernant notamment les ressources naturelles, la culture, les services sociaux. Que Montréal reçoit plus que sa part
grâce à l’influence d’un puissant lobby domicilié sur le Plateau Mont-Royal.
Make up your mind !
Blandine Lapointe-Brassard, Saguenay.
L'argent avant tout
L’argent avant tout.
Comme cela se fait dans le Montréal métropolitain pour protéger les milieux humides qui restent, les Laterrois devront se mobiliser, tambour battant, contre la décision de Ville Saguenay de vendre à des intérêts privés le site magnifique de la base plein air du Portage des roches. Sinon, un autre pan de notre patrimoine sera sacrifié au profit du mercantilisme à tous crins.
Contrairement à Paul Pilote des Entreprises jeunesse de Laterrière, je pense que les élus de Saguenay ont une vision, mais bien à eux du développement. Une bande de « vendeurs du temple » qu’il faudra, un jour, chasser de l’Hôtel de Ville, avant qu’il ne soit trop tard. Prenez aussi cet ancien garage : Chic Pontiac, vendu à des intérêts privés, alors que plusieurs organismes culturels voulaient en faire un lieu unique de rassemblement pour en faire profiter la population.
L’entrée d’argent dans les coffres de la ville par la vente de terrains à de riches propriétaires privés qui vont ensuite payer de lourdes taxes à la ville, voilà qui est très payant électoralement pour le pouvoir qui sied à l’Hôtel de Ville de Saguenay. Bien davantage, en tout cas, que la fabrication et l’entretien d’airs protégés : lubies d’écologistes protecteurs des petits « sasarbres » ou d’oiseaulogues qui caburent au « nirvane ».
Car, ne nous y trompons pas. Ce qui fabrique des élus néolibéralistes, c’est l’argent, beaucoup d’argent. S’il n’y a pas d’argent à faire ou à faire faire aux amis du pouvoir par exemple, en s’appropriant, même gratuitement et légitimement, un terrain privé sur les rives de la Baie, les élus se trainent les pieds et font preuve de procrastination. De telle sorte que la belle affaire leur file entre les mains. Mais, elles et ils en sont bien contents, la ville n’aura pas à débourser pour des installations coûteuses et non rentables électoralement telles, un parc, une aire de jeux. Une bibliothèque même.
L’argument du conseiller municipal, Luc Blacburn qui dit travailler pour le bien de sa communauté, en dit long sur cette vision mercantiliste qui a cours à ville Saguenay. La base plein air du Portage ne sert que 10 semaines par année et encore quand il fait beau. Alors, dans cet esprit, pourquoi ne pas vendre aussi à des intérêts privés l’installation des bateaux-croisières à la Baie qui ne sert, elle, que 8 semaines par année? Et pourquoi le bord de l’eau ne devrait, désormais, appartenir qu’à de riches propriétaires privés?
Élus de Saguenay, faut-il vous rappeler que vous êtes dépositaires, pour un temps, et non propriétaires des actifs de la ville.
Odette Chicoine,Jonquière.
Comme cela se fait dans le Montréal métropolitain pour protéger les milieux humides qui restent, les Laterrois devront se mobiliser, tambour battant, contre la décision de Ville Saguenay de vendre à des intérêts privés le site magnifique de la base plein air du Portage des roches. Sinon, un autre pan de notre patrimoine sera sacrifié au profit du mercantilisme à tous crins.
Contrairement à Paul Pilote des Entreprises jeunesse de Laterrière, je pense que les élus de Saguenay ont une vision, mais bien à eux du développement. Une bande de « vendeurs du temple » qu’il faudra, un jour, chasser de l’Hôtel de Ville, avant qu’il ne soit trop tard. Prenez aussi cet ancien garage : Chic Pontiac, vendu à des intérêts privés, alors que plusieurs organismes culturels voulaient en faire un lieu unique de rassemblement pour en faire profiter la population.
L’entrée d’argent dans les coffres de la ville par la vente de terrains à de riches propriétaires privés qui vont ensuite payer de lourdes taxes à la ville, voilà qui est très payant électoralement pour le pouvoir qui sied à l’Hôtel de Ville de Saguenay. Bien davantage, en tout cas, que la fabrication et l’entretien d’airs protégés : lubies d’écologistes protecteurs des petits « sasarbres » ou d’oiseaulogues qui caburent au « nirvane ».
Car, ne nous y trompons pas. Ce qui fabrique des élus néolibéralistes, c’est l’argent, beaucoup d’argent. S’il n’y a pas d’argent à faire ou à faire faire aux amis du pouvoir par exemple, en s’appropriant, même gratuitement et légitimement, un terrain privé sur les rives de la Baie, les élus se trainent les pieds et font preuve de procrastination. De telle sorte que la belle affaire leur file entre les mains. Mais, elles et ils en sont bien contents, la ville n’aura pas à débourser pour des installations coûteuses et non rentables électoralement telles, un parc, une aire de jeux. Une bibliothèque même.
L’argument du conseiller municipal, Luc Blacburn qui dit travailler pour le bien de sa communauté, en dit long sur cette vision mercantiliste qui a cours à ville Saguenay. La base plein air du Portage ne sert que 10 semaines par année et encore quand il fait beau. Alors, dans cet esprit, pourquoi ne pas vendre aussi à des intérêts privés l’installation des bateaux-croisières à la Baie qui ne sert, elle, que 8 semaines par année? Et pourquoi le bord de l’eau ne devrait, désormais, appartenir qu’à de riches propriétaires privés?
Élus de Saguenay, faut-il vous rappeler que vous êtes dépositaires, pour un temps, et non propriétaires des actifs de la ville.
Odette Chicoine,Jonquière.
jeudi 20 octobre 2011
Tendance lourde
Tendance lourde.
Au journal Le Quotidien, la tendance semble aller de soi vers les débats sans conséquence évitant ainsi une prise de conscience, quand vient le temps de choisir les sujets sur lesquels intéresser son lectorat. Dans l’opinion du lecteur, vous verrez rarement, sinon jamais, une suite de lettres se penchant sur le même sujet, si ce dernier peut favoriser et animer la controverse et faire réfléchir la cité, c’est à dire, les citoyens qui y vivent. Le Quotidien choisit ses combats : des sujets non compromettants. Sinon, pourquoi accorder autant d’importance à celui de l’Église?
Le 12 octobre, il y a eu la lettre de Clermont Rainville, suivie le 14 octobre de celle de Yannick Boulianne sur le sujet de l’avenir de l’Église. Puis est venue celle de Jean Marc Girard, le 19 octobre et enfin le 20 octobre, celle du capucin Michel Gagné. Quand même!
Comment ne pas voir là-dedans un parti pris en faveur de débats sur certains sujets au détriment de d'autres? Surtout un sujet comme l’Église qui n’intéresse à peu près plus personne, sauf les nostalgiques du passé glorieux de l’époque de Duplessis ou de la Nouvelle-France qui, au demeurant, se font de plus en plus rares. Mon grain de sel lequel, je l’espère n’entrainera pas la parution d’une autre opinion au sujet de l’Église: c’est le fait que les gens soient de plus en plus instruits qui les convainc que l’homme a créé Dieu plutôt que l’inverse.
Revenons à l’objet de mon article et prenons, par exemple, un sujet comme la démocratie municipale ; le déficit démocratique à Saguenay, devrais-je dire. Sujet sensible s’il en est un, qui se veut déterminant, tourné vers l’avenir et lequel, j’en suis certain, ne peut qu’intéresser beaucoup de citoyens. Au premier chef celle et ceux qui croient que la démocratie municipale à Saguenay n’est pas incompatible avec le développement de projets stimulants, porteurs d’avenir et respectueux de l’environnement.
Vous ne verrez jamais sur le journal une suite de trois ou quatre opinions (à distinguer ici des répliques ou réactions provenant d’autres élus très courrues par les journalistes) pour discuter, par exemple, d’une déclaration du maire de Saguenay, d’une de ses frasques ou de sa dernière bassesse concernant le nombre de portes qu’il devra taxer pour payer le coût de la contestation concernant la nouvelle salle de spectacles.
La question que l’on peut se poser dès lors : les pages de publicité que Ville Saguenay achète au Quotidien ne seraient-elles pas en cause?
Marcel Lapointe, Saguenay.
Au journal Le Quotidien, la tendance semble aller de soi vers les débats sans conséquence évitant ainsi une prise de conscience, quand vient le temps de choisir les sujets sur lesquels intéresser son lectorat. Dans l’opinion du lecteur, vous verrez rarement, sinon jamais, une suite de lettres se penchant sur le même sujet, si ce dernier peut favoriser et animer la controverse et faire réfléchir la cité, c’est à dire, les citoyens qui y vivent. Le Quotidien choisit ses combats : des sujets non compromettants. Sinon, pourquoi accorder autant d’importance à celui de l’Église?
Le 12 octobre, il y a eu la lettre de Clermont Rainville, suivie le 14 octobre de celle de Yannick Boulianne sur le sujet de l’avenir de l’Église. Puis est venue celle de Jean Marc Girard, le 19 octobre et enfin le 20 octobre, celle du capucin Michel Gagné. Quand même!
Comment ne pas voir là-dedans un parti pris en faveur de débats sur certains sujets au détriment de d'autres? Surtout un sujet comme l’Église qui n’intéresse à peu près plus personne, sauf les nostalgiques du passé glorieux de l’époque de Duplessis ou de la Nouvelle-France qui, au demeurant, se font de plus en plus rares. Mon grain de sel lequel, je l’espère n’entrainera pas la parution d’une autre opinion au sujet de l’Église: c’est le fait que les gens soient de plus en plus instruits qui les convainc que l’homme a créé Dieu plutôt que l’inverse.
Revenons à l’objet de mon article et prenons, par exemple, un sujet comme la démocratie municipale ; le déficit démocratique à Saguenay, devrais-je dire. Sujet sensible s’il en est un, qui se veut déterminant, tourné vers l’avenir et lequel, j’en suis certain, ne peut qu’intéresser beaucoup de citoyens. Au premier chef celle et ceux qui croient que la démocratie municipale à Saguenay n’est pas incompatible avec le développement de projets stimulants, porteurs d’avenir et respectueux de l’environnement.
Vous ne verrez jamais sur le journal une suite de trois ou quatre opinions (à distinguer ici des répliques ou réactions provenant d’autres élus très courrues par les journalistes) pour discuter, par exemple, d’une déclaration du maire de Saguenay, d’une de ses frasques ou de sa dernière bassesse concernant le nombre de portes qu’il devra taxer pour payer le coût de la contestation concernant la nouvelle salle de spectacles.
La question que l’on peut se poser dès lors : les pages de publicité que Ville Saguenay achète au Quotidien ne seraient-elles pas en cause?
Marcel Lapointe, Saguenay.
vendredi 14 octobre 2011
Si le maire le dit.
Dans un article récent paru dans le Quotidien, le maire de Saguenay dit, d’un même souffle, s’opposer à une commission d’enquête publique sur la collusion et la corruption réclamée par à peu près tout le monde au Québec, mais vante les mérites de la CECO, cette commission d’enquête publique sur le crime organisé tenue dans les années soixante-dix.
Selon le maire de Saguenay, ses collègues des autres villes font fausse route en réclamant une enquête publique sur les malversations concernant, entre autres, les élections truquées dans le monde municipal. Jean Tremblay est d’avis que des mesures permanentes du gouvernement du Québec sont nécessaires pour mettre un terme aux activités criminelles qui gangrènent le monde municipal. Ce que, selon lui, une commission d’enquête publique ne peut garantir. Notre premier magistrat rejoint ainsi celles et ceux, comme Jean Charest et sa suite, qui prétendent qu’une enquête publique ne permettra pas de mettre ces criminels hors d’état de nuire.
Cependant, plus loin dans l’article, le maire déclare que la CECO qui a mis à jour le scandale de la viande avariée a incité le gouvernement du Québec à mettre en place des systèmes de contrôle faisant en sorte qu’il n’est plus possible, aujourd’hui, d’en vendre. Jean Tremblay démontre ainsi qu’il n’a pas besoin de personne pour le contredire; il est très bien capable de le faire lui-même.
Mais peu importe, si ce que le maire dit est parole d’évangile.
Marcel Lapointe, Saguenay.
Selon le maire de Saguenay, ses collègues des autres villes font fausse route en réclamant une enquête publique sur les malversations concernant, entre autres, les élections truquées dans le monde municipal. Jean Tremblay est d’avis que des mesures permanentes du gouvernement du Québec sont nécessaires pour mettre un terme aux activités criminelles qui gangrènent le monde municipal. Ce que, selon lui, une commission d’enquête publique ne peut garantir. Notre premier magistrat rejoint ainsi celles et ceux, comme Jean Charest et sa suite, qui prétendent qu’une enquête publique ne permettra pas de mettre ces criminels hors d’état de nuire.
Cependant, plus loin dans l’article, le maire déclare que la CECO qui a mis à jour le scandale de la viande avariée a incité le gouvernement du Québec à mettre en place des systèmes de contrôle faisant en sorte qu’il n’est plus possible, aujourd’hui, d’en vendre. Jean Tremblay démontre ainsi qu’il n’a pas besoin de personne pour le contredire; il est très bien capable de le faire lui-même.
Mais peu importe, si ce que le maire dit est parole d’évangile.
Marcel Lapointe, Saguenay.
mercredi 12 octobre 2011
Décoder les messages du guide.
Aisé de décoder les dernières paroles « d’évangile » de notre « guide spirituel » parues dans un article récent du Quotidien, au sujet de la rénovation de l’Auditorium Dufour. Jean Tremblay a déclaré que la contestation avait coûté 1.5 million. 500 milles pour le référendum et 1 million pour l’inflation (!!??). Ce dernier montant mérite explication. Je devrai, dit-il, taxer 750 maisons juste pour la payer. Plus démagogue que cela tu meurs. Des politiciens du Lac n’ont pas tort de l’affubler de tous les noms.
Le caractère subliminal du message du maire pourrait se traduire comme suit :‘’Mes bien chers concitoyens, vous devrez payer davantage de taxes pour défrayer les coûts de cette contestation. Fidèles électeurs, qui me sont acquis depuis toujours, je compte sur vous pour faire comprendre le bon sens à mes adversaires et aux contestataires de tout acabit. Avertissez-les que leur petit délire démocratique, bien qu’autorisé par la loi, nous coûte beaucoup trop cher. Et si on vous rétorque que mes propres délires de contestations juridiques vous coûtent aussi très cher, eh bien! laissez-leur entendre que le Très Haut m’inspire et me guide dans ma quête de toujours plus de justice ’’. Pour monsieur le maire, le prix de la démocratie à Saguenay, à part un petit référendum pour quelques proprios, de temps à autre, est bien trop élevé. Sa ville n’a pas les moyens des ambitions démocratiques de certains.
Si la démocratie coûte cher, la dictature coûte encore plus cher. Le printemps arabe devrait nous avoir ouvert les yeux. Allons-nous attendre que survienne un automne saguenéen pour nous réveiller? L’autothéocratie teintée d’unilatéralisme décisionnel, la dictature et son train de mesures coercitives : contrôle de la presse, armée et police secrète omniprésentes, justice expéditive, emprisonnements arbitraires, torture, etc. Ben, voyons donc! Cela ne pourra jamais arriver ici. Nous sommes trop civilisés, intelligents, dotés de jugement critique, tombés même dans la potion démocratique en venant au monde.
Les élections s’en viennent. Le maire a voulu nous en passer une p'tite, vite, laquelle espère-t-il, s’incrustera suffisamment dans la mémoire des électeurs.
Démocratiquement vôtre.
Marcel Lapointe.
Le caractère subliminal du message du maire pourrait se traduire comme suit :‘’Mes bien chers concitoyens, vous devrez payer davantage de taxes pour défrayer les coûts de cette contestation. Fidèles électeurs, qui me sont acquis depuis toujours, je compte sur vous pour faire comprendre le bon sens à mes adversaires et aux contestataires de tout acabit. Avertissez-les que leur petit délire démocratique, bien qu’autorisé par la loi, nous coûte beaucoup trop cher. Et si on vous rétorque que mes propres délires de contestations juridiques vous coûtent aussi très cher, eh bien! laissez-leur entendre que le Très Haut m’inspire et me guide dans ma quête de toujours plus de justice ’’. Pour monsieur le maire, le prix de la démocratie à Saguenay, à part un petit référendum pour quelques proprios, de temps à autre, est bien trop élevé. Sa ville n’a pas les moyens des ambitions démocratiques de certains.
Si la démocratie coûte cher, la dictature coûte encore plus cher. Le printemps arabe devrait nous avoir ouvert les yeux. Allons-nous attendre que survienne un automne saguenéen pour nous réveiller? L’autothéocratie teintée d’unilatéralisme décisionnel, la dictature et son train de mesures coercitives : contrôle de la presse, armée et police secrète omniprésentes, justice expéditive, emprisonnements arbitraires, torture, etc. Ben, voyons donc! Cela ne pourra jamais arriver ici. Nous sommes trop civilisés, intelligents, dotés de jugement critique, tombés même dans la potion démocratique en venant au monde.
Les élections s’en viennent. Le maire a voulu nous en passer une p'tite, vite, laquelle espère-t-il, s’incrustera suffisamment dans la mémoire des électeurs.
Démocratiquement vôtre.
Marcel Lapointe.
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