jeudi 25 avril 2013

Poudre aux yeux.



Certainement, j'aimerais bien faire une croisière, mais pour ce qui est de me faire mener en bateau, c'est autre chose. On n'est pas tous naïfs au point de croire tout ce qui parvient à nos sens, parce que c'est soit disant de source officielle. Je parle ici des chiffres finalement divulgués à Jacques Pelletier, président d'Équipe du Renouveau Démocratique par l'organisme de développement économique, Promotion Saguenay. Cette égérie de "transparence" considère comme étant des REVENUS de son bilan sur les bateaux de croisières, fourni sous la contrainte, les RETOMBÉES ÉCONOMIQUES??!! de ces derniers. En plus, elle ne donne pas les chiffres réels de ces retombées, parce qu'elle en est incapable. Un élève de sixième aurait, tout de suite, subodoré l'arnaque.

Promotion Saguenay a considéré dans son bilan OBLIGATOIREMENT fourni sous la CONTRAINTE de la Commission sur l'accés à l'information, faut-il le répéter, que la totalité des 28 milles passagers et des 12 milles membres d'équipage venus en 2012 sur les bateaux a débarqué à terre et que chacun a dépensé 100$. C'est prendre le monde pour des crétins, alors que l'on sait très bien qu'à plusieurs occasions, sur la vingtaine d'autobus en attente sur le quai d'escale, pour faire visiter la région aux touristes, il n'y en avait même pas le quart qui quittent le quai. Alors que l'on sait, pour avoir nous-mêmes voyagé, qu'un couple va dépenser peut-être 100$, pas 200$.

Au reste, tout ce que Je demande, ce sont les vrais chiffres. Je veux connaître leur justification et leur provenance. Qui les a vérifié? Pas les chiffres de madame Neemey coachée par Jean Tremblay. Ici on ne parle quand même pas des récettes et des dépenses pour les deux mois d'opération de la cabane à patates frites située au Village portuaire, s'il y en a une. On parle de millions de dollars, dont une grande partie constituée de nos taxes, ont été et continueront d'être dépensés dans cette affaire.

À titre de citoyen D'ABORD, j'ai le droit de savoir.

Marcel Lapointe, Jonquière.

mercredi 24 avril 2013

L'État providence, rentable ou pas?


Si son gouvernement dure assez longtemps, le ministre de la Santé et des Services sociaux dans le gouvernement Marois, Réjean Hébert, veut, comme il en existe une en France, doter le Québec d'une assurance autonomie pour défrayer les coûts évolutifs des soins de longue durée à domicile. Tous les adultes en perte d'autonomie seraient couverts et à long terme, cela ferait économiser des milliards (3.3) par année à l'État.

Alors, personne ne devrait encore prétendre que l'État providence est insolvable. Collectivement s'entend, pour peu que l'on ait l'honnêteté intellectuelle de prendre en compte la dimension sociale d'une telle mesure. À part peut-être la journaliste, Myriam Ségal, qui a prétendu dans son éditorial du 23 avril dernier dans le journal, Le Quotidien, que notre système de garderies à 7 dollars n'est pas rentable. Je la cite: "Les gouvernements n'ont jamais réussi à mettre en place un système qui a coûté et rapporté comme prévu. Pensons aux garderies." Alors que cette prétention de la journaliste est totalement fausse.

Pour preuve, il y a cette étude sérieuse de 2012 produite par les économistes, Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie Saint-Cernay, qui ne sont pas reconnus comme étant positionnés à gauche sur le spectre idéologique, étude qui démontre, sans conteste, la rentabilité d'un tel programme à caractère social. En effet, l'étude concluait que ce programme universel de services de garde à contribution réduite a, en 2008, amené 70,000 mères de famille de plus sur le marché du travail québécois, augmentant de ce fait le produit intérieur brut de 5.1 milliards la même année. De plus, autre fait non négligeable: le programme des garderies à 7 dollars a permis au gouvernement d'engranger en revenus supplémentaires, l'équivalent de 104$ pour 100$ investis dans le programme. Il y a de plus, au nord de la province, de nouveaux projets de centres de la petite enfance auquels la grande entreprise participe, notamment, pour la construction de CPE et les frais annuels d'exploitation.

 Un nouveau paradigme économique devra tenir compte des contraintes environnementales et climatiques dont les mesures caractéristiques de l'État providence comme, les programmes sociaux universels, le modèle coopératif, l'économie sociale, l'économie verte font, désormais, partie de la solution. À moins de préférer demeurer dans les ornières incrustées d'un système économique dont l'essouflement et l'anachronisme ne sont plus à démontrer.

Félicien Normandin, Lac-Saint-Jean.

lundi 22 avril 2013

Le coeur net.

Ce n'est pas la modestie qui étouffe le maire de Saguenay, quand il affirme dans la dernière édition du journal Le Progrès Dimanche, sous la plume de la journaliste, Mélissa Gagnon, que le meilleur coup touristique de toute l'histoire de la région, est le développemnent de ses bateaux de croisière. Pour redonner du galon à la Fabuleuse, peut-être, mais ni le zoo de Saint-Félicien, ni le site historique de Val-Jarbert n'ont besoin des bateaux de croisière pour demeurer nos créneaux d'excellence, nos deux attractions majeures en matière de tourisme régional.

Dans un autre ordre d'idées mais toujours en réactions aux propos du maire, j'ose l'illustration d'actualité suivante: admettons qu'à la suite de votre dernière vente de garage du printemps, votre aîné vous annonce que les revenus de la vente sont de X dollars. En bon père de famille, vous pourriez le croire sur parole et aller annoncer, tout de go, la bonne nouvelle à tout le quartier. Particulièrement aux autres propriétaires qui, comme vous, ont procédé à leur propre vente de garage, la même fin de semaine, pour montrer que vous êtes bon, sinon meilleur qu'eux. Mais si vous choisissez d'agir ainsi, ne vous offusquez pas si l'un de ceux-là vous demande de prouver vos chiffres avant de vous faire confiance.

Ce qui me ramène à l'article de l'hebdo dominical dans lequel Jean Tremblay déclare vouloir en avoir le coeur net concernant le chiffre de 100 dollars dépensés par un touriste qui débarque d'un bateau croisière à La Baie; chiffre que, soit-dit en passant, il avance lui-même depuis cinq ans.  Assez incroyable, quand même, chez un homme public qui ne prend pas la peine de vérifier les données qu'il avance. Comme quoi, il ne devrait pas se surprendre que certains citoyens  en viennent à mettre en doute les chiffres qu'il brandit pour encenser comme il le fait son projet de bateaux de croisière.

Monsieur le maire, la confiance, ça ce gagne. Les chiffres que vous lancez dans le journal et que vous voulez nous faire partager proviennent de la très opaque Promotion Saguenay. Quelle firme comptable les a compilés, vérifiés et déposés? Un minumum de transparence de la part de l'organisme de développement économique exige qu'il ouvre ses livres au grand public. Est-il superflu de le redire: "Promotion Saguenay travaille avec l'argent des citoyens".

Marcel Lapointe, Jonquière.


dimanche 21 avril 2013


L'indice du bonheur brut saguenéen, quoi ? …

 

À pareille date l’an passé dans la chronique quotidienne « Votre opinion » du journal le Quotidien du 11 avril 2012, je vous faisais part de ma déprime saisonnière consécutive à l’état de délabrement quasi endémique de nos paysages collectifs au quotidien. Toujours est-il , que je terminais justement mon bavardage intérieur sur une réflexion toute personnelle à propos de l’empreinte visuelle et de son importance sur la qualité de vie citoyenne .


De tous les paysages souvent remarquables qui jalonnent le Royaume, nourrissent  et habitent notre imaginaire collectif, les plus importants de tous sont les paysages au quotidien ! … Pourquoi ?

1.    Parce qu’ils nous appartiennent, ils façonnent au jour le jour nos états d’âme .

2.    Parce qu’ils sont le reflet de notre appartenance culturelle, de nos valeurs et de notre intériorité .

3.    Parce qu’ils expriment enfin nos façons de voir, d’interpréter, de comprendre et de concevoir le monde qui nous entoure.

Un an plus tard ( 18 avril 2013 ) la situation actuelle en ce beau « Royaume » est toujours pareille et mon indignation n’a pas déclinée. Mon centre-ville de Chicoutimi est toujours aussi malpropre, voire même un brin dégueulasse. Pareillement pour Talbot et tous les grands artères qui sillonnent le territoire …

En fait, malheureusement il n’y a pas que cela. Le décor extérieur au quotidien dans ma ville ( la maison qui m’habite ) est toujours aussi pauvre, moche, terne et déprimant. Même si les tulipes et les crocus sont pourtant sortis, il n’y a pas d’arbres ni de végétation qui pourraient, en cette période de l’année, atténuer un peu la grisaille printanière et l’absence d’intégration des différentes formes du paysage urbain. Un peu partout la qualité de notre architecture laisse à désirer et l’intégration du bâti au paysage souvent mal assortie. Il en va de même pour les couleurs, l’affichage et la texture des revêtements à l’extérieur. Bref, le chaos, une véritable orgie de laideur.

En terminant, je vais exprimer une grosse niaiserie et ce ne sera pas des bondieuseries. Faut surtout pas se surprendre dans ce contexte, que l’indice de bonheur brut collectif qui nous habite à Saguenay soit si peu élevé. Sur les visages insolites de la faune humaine qui habite les lieux, c’est pas mieux. On dirait une population de zombies chloroformés et solitaires qui déambule dans une bulle. Bagnoles excitées éclaboussant de toutes parts les badauds indignés.  

Ces paysages qui ainsi nous habitent… expriment collectivement nos façons de voir, d’interpréter, de comprendre et de concevoir le monde qui nous entoure. C’est ma lecture et je l’assume …

Gille Tremblay
Un retraité actif mais indigné

Discrédit inacceptable.


Si l’Indice Relatif du Bonheur (IRB), publié récemment dans le Quotidien, avait placé Saguenay au premier rang, le maire Jean Tremblay aurait sans doute félicité le travail de Promotion Saguenay. Mais comme c’est le contraire, voici qu'il s'en prend, cette fois, aux citoyens qui y croient, de croire en des niaiseries plutôt qu’en Dieu. Décidément, Saguenay, que notre maire qualifie souvent de meilleure dans tout, n’est pas prête de voir changer sa position sur le palmarèse. Même que, selon moi, ignorer les critères sur lesquels se fonde l'IRB comme, la famille, la santé, la sécurité, fera reculer davantage notre ville. Après tout, ce sont plus de 15 milles Québécois qui furent interrogés par sondage pour en arriver aux résultats de 2012.
Au lieu de qualifier le palmarèse IRB d'insignifiant et sans valeur, le maire aurait dû prendre connaissance de la manière dont le fondateur de l’IRB, Pierre Côté, s’y prend pour classer les villes. Il aurait d’abord compris qu’il s’agit d’une comparaison où chaque ville est évaluée selon un même ensemble de variables sur lesquelles les répondants sont invités à se prononcer. Ce sont des données objectives. Il aurait aussi constaté que, par exemple, Rimouski se classe au premier rang notamment parce que son administration municipale, au lieu de construire des projets couteux aux fondements douteux, se soucie avant tout du bien-être de ses citoyens, comme l’a déjà écrit Pierre Côté dans son palmarès 2009. Il faisait également remarquer que  l'administration rimouskoise a le souci de se mettre à l’écoute de ses citoyens et mise sur la transparence dans les échanges. Ajoutons également que les citoyens et organismes de cette ville, sont respectées en séances publiques du Conseil municipal étant annuellement conviés à se prononcer sur le plan stratégique de la Ville. Pierre Côté faisait aussi remarquer que le bonheur dans une ville semble rimer avec l’information. Si Saguenay peut se targuer de livrer beaucoup d’information, celle-ci est, à mon sens, trop souvent teintée de propagande électoraliste.
De plus, si le maire de Saguenay avait consulté les travaux de Pierre Côté, il aurait découvert que les projets prestigieux ne comptent à peu près pas dans les préoccupations des citoyens. Selon ce dernier, les gens s’attendent d’abord à avoir des parcs et des espaces verts en état, un climat de sécurité, des services accessibles, de la diversité culturelle et de bons services de base. Et la taxation, si chère au maire Tremblay ? Elle arrive pour sa part en position 9 sur 10, comme quoi son administration fait fausse route.
J'en conclus donc que les citoyens de Saguenay doivent collectivement exiger des excuses au maire Tremblay pour ses propos repris par les médias. Et la seule manière de formuler cette demande est de ne plus réélire ce régime qui freine le développement d’une communauté aux multiples potentiels.

David Falardeau, Chicoutimi.



samedi 20 avril 2013

De la pensée critique.


La logique voudrait que les idées progressistes prônées par un parti politique d'opposition plutôt que les idées à courte vue d'un parti anonyme au pouvoir depuis déjà trop longtemps gagnent la faveur de l'électorat saguenéen le 3 novembre prochain? Mais...

Au cours d'un important rassemblement politique (300 citoyens) tenu dans un hôtel de Saguenay, il y a quelques temps, le nouveau chef du parti Équipe du Renouveau Démocartique (ERD), Paul Grimard, a énoncé un certain nombre d'idées qu'il mettra en pratique s'il est élu maire lors de la prochaine élection municipale. Parmi ces idées j'ai retenu les suivantes: abolition de la prière lors des séances du Conseil municipal; retour de la démocratie à ce même conseil par la restitution du droit de parole aux échevins ainsi qu'aux citoyens présents dans la salle; coupes dans les budgets discrétionnaires des échevins et dans celui de la garde rapprochée du maire; transparence quant à l'utilisation des fonds publics que dépense l'organisme de développement économique, Promotion Saguenay.

Selon un lecteur d'opinion qui s'est prononcé récemment dans le Quotidien, les idées avancées par Équipe du Renouveau Démocratique ont, lors de l'élection municipale de 2005, déjà fait l'objet du programme du défunt parti politique, Vision Nouvelle, qui, on le sait, a mordu la poussière devant Jean Tremblay et son équipe. C'est donc dire, selon notre lecteur d'opinion, que si l'électorat n'a pas retenu certaines idées en 2005, les mêmes idées prônées par l'ERD n'auront pas plus de succès en 2013.
C'est un raccourci intellectuel digne du sophisme, une insulte à l'intelligence même des électeurs que de leur laisser croire que la pensée ne peut évoluer dans le temps. Pour peu, évidemment, qu'ils prennent la peine d'exercer leur jugement critique en regardant au-delà de la propagande tous azimuts que nous sert le maire actuel, je crois bien que la majorité des électeurs n'aura d'autre choix que celui d'adhérer aux idées progressistes préconisées par l'ERD. Mais, comme à l'habitude, persistera une frange de la population, dont notre lecteur d'opinion semble faire partie, pour refuser de pratiquer la pensée évolutive.

Blandine Lapointe-Brassard, Saguenay.

vendredi 19 avril 2013

Notre religieux maire.


Le produit intérieur brut (PIB) n'explique pas tout. C'est pourquoi de plus en plus d'experts en différents domaines, sociologues, démographes, même des économistes, contestent sa préséance. Ils plaident pour de nouveaux indices ratissant plus que la stricte économie afin d'évaluer le bien-être des populations. L'indice relatif de bonheur (IRB) en est un. L'IRB est basé sur des critères (24) qui sont loin d'être tous abstraits ou superficiels comme: la santé, les finances, la famille, le travail, etc.

Quoi qu'en pense notre maire, ce qui ne peut être passé sous silence est le fait que pour l'année 2012, ville de Saguenay se retrouve en queue de peloton des villes québécoises en ce qui a trait à l'IRB. Alors que la moyenne québécoise est de 78 points, selon le journal le Quotidien paru hier, Saguenay a obtenu 75.6. La meilleure performance étant attribuée à la ville de Rimouski avec une note de plus de 82 points. Pour le maire Jean Tremblay, cet indice est insignifiant. Il va même jusqu'à prétendre qui si tu ne crois pas en Dieu, t'es pas heureux. À ce compte, les gens heureux se font de plus en plus rares dans nos sociétés occidentales. Bientôt, il n'y aura plus que monsieur le maire et quelques croyants comme lui à se prétendre les parangons de félicité.

Questionné par la journaliste, Catherine Doré, sur la piètre performance de sa ville, le maire Jean Tremblay discrédite cette méthode d'évaluation du bien-être des populations, pourtant basée sur un large sondage, plus de 15,400 répondants. Je suppose que si Saguenay s'était située en tête de peloton, le maire aurait tenu un tout autre language genre: "nous sommes bons mais il faut être les meilleurs", pour vanter les mérites de Saguenay. Laissant toutefois sous-entendre en être le réalisateur principal, comme il le fait si bien quand l'occasion lui en est fournie.

Cette fois-ci, il a choisi de ridiculiser la méthode IRB à la faveur de ses croyances religieuses en déclarant que depuis qu'on ne croit plus au Bon Dieu, on croit à n'importe quoi. Grand Dieu! Que le 3 novembre prochain, les Saguenéens puissent mettre fin à l'usure du pouvoir, souvent source de bien des dérives! L'amalgame religion et politique en est une.

Odette Chicoine, Chicoutimi.